Les maisons américaines

Au début du XIX°siècle la misère régnait dans tout le Labourd: le droit d’ainesse en vigueur au Pays Basque octroyait tout l’héritage aux fils ainés. C’est pourquoi près de 810.000 Basques quittèren le pays pour tenter leur chance sur le continent américain. Entre 1821 et 1920, une vague d’espoir emporta les premiers bergers basques vers les  « nouveaux pays » : Mexique, Chili, Venezuela, Uruguay et Argentine. Environ un tiers des émigrés étaient des femmes. Plus tard une deuxième vague partit vers les Etats-Unis, toujours dans l’espoir de faire fortune pour revenir au pays plus tard.

Pour certains il y eut bien un retour; ces « Américains » n'hésitèrent pas à étaler leur fierté et leur richesse. Ustaritz vécut alors une ère nouvelle avec la construction de maisons arrogantes, d’un style décalé par rapport à l’habitat labourdin : le château Lota vers 1873, Guadelupea en 1845, Arkiberria en 1860, Haltya en 1870. Pour beaucoup le nom de leur maison est une référence au lieu où ils ont fait fortune.

 

Lota 


Le château Lota, propriété communale, abrite les bureaux de l’Institut Culturel Basque. Il occupe une place centrale dans le village, entre Bourg Suzon et l’église saint-Vincent, construite postérieurement.
L’histoire de ce château est assez mystérieuse et seuls quelques éléments épars issus de la mémoire collective du village ont subsisté.
Le château Lota a été construit entre 1874 et 1879. Les commanditaires étaient Bernard dit Baptiste Duhart et son épouse Dominique-Rosalie Ainciondo. Ils firent construire cette magnifique demeure dans leur village natal d’Ustaritz après avoir fait fortune au Chili.
Ce château est une des demeures d’Américains les plus remarquables des environs. Les façades extérieures à la modénature raffinée sont insolites, la qualité de la décoration intérieure et extérieure est rare et dénote dans le paysage local. Sa singularité fait partie intégrante de l’histoire et du paysage d’Ustaritz. 

 

 

 

 


Haltya

Le château Haltya est un élément emblématique du paysage architectural d’Ustaritz. Sa silhouette néo-renaissance domine le quartier de la Guadeloupe à l’extrémité d’un parc qui longe la côte qui sépare Hiribéhère de Hérauritz. Côté Hérauritz, la grille d’entrée majestueuse laisse la place à une allée bordée de chênes centenaires (espace boisé classé). Construit en 1874 à l’initiative de Sauveur Halty, il fut la demeure du Dr Souberbielle, maire d’Ustaritz de 1910 à 1939. Il a connu brièvement une activité d’hôtel-restaurant dans les années 2000.

 

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